L’importance du sevrage pour le chiot

La période de sevrage chez le chiot est très importante et peut déterminer beaucoup de choses dans sa vie future, surtout au niveau du comportement. Il faut donc veiller à ce qu’elle se passe au mieux, en douceur et se fasse en temps et en heure. 

Pendant le sevrage, le chiot passe du lait maternel à une alimentation solide. Cette étape importante lui permet d’assurer un certain équilibre alimentaire, mais aussi mental ; il prend en somme son indépendance. La mère aide donc son petit à communiquer, se socialiser également et limite son stress en le rassurant face à cette découverte. Elle l’encourage aussi à faire preuve de curiosité. Généralement, le chiot commence à s’intéresser à l’alimentation solide entre 3 et 5 semaines. Il doit y aller en douceur et très progressivement : c’est un processus qui peut prendre 3 ou 4 semaines, pendant lesquelles il alternera le lait maternel et de la pâtée ou des croquettes adaptées à son âge et ses besoins. C’est donc entre 6 et 9 semaines qu’un jeune chien termine son sevrage. C’est pourquoi il est vivement déconseillé d’adopter un chien avant ses deux, voire même trois mois, afin de lui laisser le temps de se défaire du lait maternel.

Que se passe-t-il en cas de mauvais sevrage ?

Un chien mal sevré peut développer des troubles du comportement, comme des phobies, être destructeur ou aboyer de manière intempestive. La mère aide également sa progéniture à contrôler ses morsures. Dès l’apparition de ses dents, le chiot va avoir tendance à mordiller tout ce qu’il trouve et peut ainsi faire mal à ses congénères. Lorsque le jeu va trop loin, la mère est là pour intervenir et recadrer celui ou celle qui est allé trop loin, lui apprenant ainsi les règles. Un sevrage brutal, ou fait trop tôt est une source de souffrance pour l’animal, qu’il faut ensuite tenter d’apaiser avec l’aide d’un comportementaliste canin, sans être certain d’y parvenir totalement. Il faut donc éviter au maximum à votre compagnon de route ce genre de déconvenue.

Malgré tout, ça peut arriver : parfois la mère abandonne ses petits ou se retrouve dans l’incapacité de s’en occuper pendant les premières semaines de leur vie. Dans ce cas, l’humain peut essayer de prendre le relai et faire au mieux pour le nouveau-né. Il faut donc tenter de reproduire le mode de sevrage qu’adopterais naturellement un chiot avec sa mère, en lui donnant du lait maternisé tout en alternant avec de la nourriture plus solide, comme des croquettes pour chiots mélangés avec ce même lait maternisé, pour l’aider à faire la transition en douceur.

Vous l’aurez donc compris, l’idéal reste de laisser la nature faire les choses, tant que la mère s’occupe de son petit, il faut la laisser l’aider à découvrir l’alimentation solide, mais aussi acquérir les bons réflexes et maîtriser les règles qui lui permettront d’être socialisé correctement. Voilà pourquoi il ne faut pas accepter d’adopter un chien avant ses deux ou trois mois, même si vous trouvez votre futur partenaire de voyage et que vous avez envie de commencer tout de suite cette nouvelle aventure avec lui. N’oubliez pas qu’en plus de provoquer des troubles du comportement, un mauvais sevrage est une grande source de souffrance pour votre boule de poils, qui ne mérite certainement pas ça.

 

En cas de doute, ou si votre chien présente quelques-uns des problèmes comportementaux évoqués plus haut, n’hésitez pas à prendre contact avec un comportementaliste canin.