Faire face à l’arrivée du froid

L’automne s’est bien installé en France. Il précède l’hiver et donc le froid. Si certaines précautions sont à prendre avec votre chien dès le début de l’automne, l’arrivée de l’hiver se prépare également, tant sur le plan alimentaire que physique.

Commençons par l’alimentation. On pense souvent qu’il faut manger plus lorsque le froid débarque et que les jours raccourcissent ; et également donner plus à manger à nos compagnons de route. Or, c’est faux. A moins que votre chien ne soit dehors toute la journée, à faire de l’exercice en abondance, sa quantité habituelle de nourriture est tout à fait suffisante.

Cela étant dit, vous pouvez, en revanche, l’aider à booster ses défenses immunitaires, grâce à des compléments alimentaires. Ils l’aideront à être mieux armé face aux températures en chute libre et à supporter la saison. Pour être sûr de ne pas vous tromper, n’hésitez pas à aller consulter votre vétérinaire. Il saura vous indiquer ce dont votre animal a besoin et vous indiquer dans quel état de santé il se trouve. Il pourra également vous diriger vers de la naturopathie, si vous cherchez des solutions complètement naturelles.

Equipements

Ce n’est pas parce qu’il fait moche ou froid dehors que votre chien n’a plus besoin de sortir. Plutôt que de faire de ce moment une épreuve pour lui, autant vous y préparer dès maintenant. Tout d’abord, veillez, s’il neige ou que le verglas s’est installé, à préparer ses coussinets pour qu’ils ne s’abîment pas. Une solution tannante ou une protection pour ses pattes vous y aideront.

Ensuite, si vous avez un chien frileux, âgé, ou avec peu de poils, investissez dans un manteau qui l’aidera à rester au chaud. Il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles et à tous les prix ! Reste à choisir le bon !

Hypothermie

Le principal danger lié au froid, c’est l’hypothermie. Qu’est-ce que c’est ? Une chute de la température corporelle. Celle du chien est en moyenne à 38°C. Si elle descend en-dessous, c’est qu’il est en hypothermie. Elle devient plus grave sous la barre des 37,5°C. Outre cette baisse de température, les autres symptômes liés à cet état sont des tremblements, des oreilles froides et une tendance à se blottir dans les coins pour se réchauffer.

Que faire ?

Il faut commencer par frictionner le chien avec une couverture chaude, ou sécher son pelage s’il est mouillé. Attention, si vous utilisez pour ça un sèche-cheveux à ne pas le brûler ! Ensuite, vous pouvez mettre une couverture chauffante dans son panier ou une bouillote enroulée dans une serviette pour l’aider et lui donner une alimentation chaude, en mettant du bouillon dans ses croquettes par exemple.

Si malgré tous ces efforts la température de votre compagnon à quatre pattes ne remonte pas, il faut vous rendre chez le vétérinaire avant que son état n’empire.

Tous égaux ?

Non. Evidemment. Tous les chiens n’ont pas la même résistance au froid, même s’ils sont globalement mieux armés que nous. Les chiots y sont d’ailleurs très sensibles, tout comme les vieux chiens et ceux qui sont malades. Mais leur état n’est pas le seul facteur à prendre en compte : le type de froid a également son importance.

Un canidé résistera toujours mieux à un froid sec qu’à un froid humide. La présence du vent joue aussi un rôle. De fortes rafales rendront le froid plus difficile à affronter. Enfin, si votre animal a l’habitude d’être dehors parce que vous avez un jardin, qu’il sort beaucoup ou dort dans une niche à l’extérieur, il sera moins impacté par des gelées matinales qu’un autre qui vivrait en appartement toute l’année.

Faut-il arrêter de sortir l’hiver ?

Certainement pas ! Même si c’est plus difficile de s’habiller le matin pour sortir faire un tour ou de ressortir le soir, votre chien en a besoin. Surtout s’il est sportif et avec un tempérament de feu ! Il faut simplement adapter la promenade à son ressenti, rester à l’écoute et observer votre animal lors de vos escapades. Si vous le sentez fatigué, frigorifié ou s’il semble vouloir rentrer, écourtez la promenade, rien ne sert d’insister. Vous pourrez toujours ressortir plus tard, si besoin. Dans la mesure du possible, ne forcez pas votre chien à sortir. Il saura vous dire lorsqu’il en a besoin.

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